ISO 19650-2 : La norme BIM qui bloque les projets
Vous en avez assez des normes BIM qui ressemblent à des manuels de philosophie ? L'ISO 19650-2, c'est 60 pages de jargon pour gérer l'information dans un projet BIM. Mais est-ce que ça marche vraiment sur le terrain ?
ISO 19650
L'ISO 19650-2 est la norme européenne censée structurer la gestion de l'information dans les projets BIM. Elle est supposée s'appliquer à tous les types de projets, des plus simples aux plus complexes. Mais en réalité, elle est souvent perçue comme une usine à gaz qui ne correspond pas aux réalités du terrain.
1. Trop théorique, pas assez pratique
L'ISO 19650-2 est remplie de concepts abstraits comme "l'environnement de données commun" ou "le plan d'exécution BIM". Mais concrètement, comment ça se traduit sur un chantier ?
Exemple concret : Sur un projet de rénovation, un architecte doit gérer des modèles 3D, des plans 2D et des documents techniques. L'ISO 19650-2 lui demande de tout structurer dans un environnement de données commun. Mais en pratique, il n'a pas le temps ni les ressources pour le faire. Il finit par utiliser un dossier partagé sur le cloud, ce qui est bien moins rigoureux, mais bien plus efficace.
2. Trop rigide, pas assez adaptable
La norme impose des processus très stricts, comme la définition des exigences d'information avant même de commencer le projet. Mais dans la réalité, les besoins évoluent constamment.
Exemple concret : Sur un projet de construction de bureau, le client change d'avis sur les finitions après le début des travaux. L'ISO 19650-2 exige que toutes les modifications soient documentées et validées, ce qui ralentit le processus. En pratique, l'architecte et le maître d'ouvrage trouvent un compromis informel pour avancer plus vite.
3. Trop complexe, pas assez accessible
La norme utilise un langage très technique, ce qui la rend inaccessible aux petits acteurs du BIM.
Exemple concret : Un artisan qui doit intégrer un modèle BIM dans son travail ne comprend pas les termes comme "matrice de responsabilités" ou "plan directeur de livraison de l'information". Il a besoin de guides pratiques, pas de normes théoriques.
4. Trop centrée sur la théorie, pas assez sur la pratique
L'ISO 19650-2 se concentre sur la théorie de la gestion de l'information, mais oublie les réalités du terrain.
Exemple concret : La norme exige que toutes les informations soient archivées de manière structurée. Mais en pratique, les entreprises n'ont pas toujours les ressources pour le faire. Elles finissent par archiver les données de manière informelle, ce qui est moins rigoureux, mais plus réaliste.


Solutions concrètes
1. Simplifier la norme
L'ISO 19650-2 devrait être simplifiée pour être plus accessible aux petits acteurs du BIM. Elle devrait inclure des exemples concrets et des guides pratiques.
Exemple concret : Une version simplifiée de la norme pourrait être créée pour les petits projets, avec des processus adaptés aux réalités du terrain.
2. Adapter la norme aux réalités du terrain
La norme devrait être plus flexible pour s'adapter aux évolutions des projets.
Exemple concret : La norme pourrait inclure des processus pour gérer les changements de dernière minute, comme les modifications de finitions demandées par le client.
3. Rendre la norme plus accessible
La norme devrait utiliser un langage plus simple et inclure des guides pratiques pour les artisans et les petits acteurs du BIM.
Exemple concret : La norme pourrait inclure des fiches pratiques sur la gestion des modèles BIM, avec des exemples concrets et des conseils pratiques.
4. Se concentrer sur la pratique
La norme devrait se concentrer sur les bonnes pratiques plutôt que sur la théorie.
Exemple concret : La norme pourrait inclure des études de cas réelles, montrant comment les entreprises gèrent l'information dans leurs projets BIM.
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L'ISO 19650-2 est une norme bien intentionnée, mais elle est trop théorique, trop rigide et trop complexe pour être vraiment utile sur le terrain. Elle a besoin d'être simplifiée, adaptée et rendue plus accessible pour être vraiment utile aux acteurs du BIM. En l'état, elle ressemble plus à un catalogue IKEA qu'à un véritable guide pratique.
C'est une norme qui a besoin d'être repensée pour être vraiment utile. Elle doit être simplifiée, adaptée et rendue plus accessible pour répondre aux besoins des acteurs du BIM sur le terrain. En l'état, elle est plus un obstacle qu'une aide pour la gestion de l'information dans les projets BIM.
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