Quotas des apps BIMsmarter V2 affichés dans un tableau de bord BIM

En bref : la V2 des applications BIMsmarter est en production depuis le 13 août 2026. Quatre applications ont été réécrites, le code applicatif est multiplié par 2,5 à 4,6 selon l'app, et les quotas passent à deux compteurs (20 messages IA par jour et 250 par mois en gratuit, 500 et 5 000 sous licence organisation). Plus aucun prix ne s'affiche dans les applications : quand un plafond tombe, c'est un formulaire de demande de licence qui s'ouvre, pas une page de paiement. Le socle 3D de l'IFC Viewer et le moteur de recherche du GID Assistant, eux, n'ont pas bougé d'une ligne.

Qu'est-ce qui a été livré le 13 août 2026 ?

Six points résument la mise en production, et je les pose d'entrée pour que personne n'ait à les deviner. L'IFC Viewer & Audit devient intégralement gratuit, mur de licence compris. Le BIM Document Generator embarque un module de rédaction de BEP en 14 sections, ce qui le fait passer du nommage de fichiers à la production du document qui impose ce nommage. Le BIM Workflow Generator gagne sept onglets de pilotage, dont une simulation de Monte-Carlo à 2 000 tirages sur les délais. Les livrables générés par IA portent désormais une mention de transparence, conformément à l'article 50 du règlement européen sur l'IA. Les quotas passent de un à deux compteurs, journalier et mensuel. Et aucune application n'affiche plus de prix ni de parcours de paiement.

Le chantier n'est pas cosmétique. Sur les quatre applications réécrites, le volume de code applicatif est multiplié par 2,5 à 4,6, pour un cumul de 332 à 555 commits selon l'app. Les règles de sécurité Firestore passent de 211 à 457 lignes et encadrent entre 12 et 27 collections. Surtout, elles sont testées : de 0 à 141 assertions selon l'application, auxquelles s'ajoutent 21 harnais de test sur l'IFC Viewer et 39 sur le proxy du GID Assistant. En V1, ce chiffre était zéro partout. Une règle de sécurité non testée est une intention, pas une garantie, et je préfère l'écrire que le laisser croire.

Pourquoi supprimer tout affichage de prix dans les applications ?

Parce que les paliers individuels ne convertissaient pas. Le plan à 19 euros par mois existait, il était visible, il avait sa page, ses boutons et son parcours Stripe. Il n'a pas trouvé son marché, et je ne parle pas d'un démarrage lent : le modèle lui-même était mal posé. Un BIM Coordinateur qui teste un outil sur un projet ne sort pas sa carte bancaire personnelle pour un logiciel professionnel, et son employeur n'achète pas une licence à 19 euros par tête sans passer par un bon de commande. Entre les deux, il n'y avait rien.

L'usage produit est un meilleur signal qu'un paiement à 19 euros. Quand une équipe de six personnes fait tourner le même outil sur le même projet pendant trois semaines, l'information commerciale est là, et elle vaut plus qu'un abonnement individuel isolé. C'est le raisonnement qui a fait retirer les prix des applications le 13 août, en même temps que le parcours de paiement.

Attention à la nuance, parce qu'elle compte : zéro prix affiché dans les applications ne veut pas dire zéro lien tarifaire. Quand un plafond est atteint, la modale de licence renvoie vers la page tarifs du site, qui expose les deux niveaux, gratuit et licence organisation sur devis. Ce qui a disparu, c'est le montant dans l'outil et le tunnel de paiement, pas la transparence sur le modèle.

Qu'est-ce que la V2 change sur les cinq applications à la fois ?

Le point le plus visible est le mur de licence commun. Le fichier licence-modal.js fait 530 lignes et il est strictement identique sur les cinq applications, avec quatre motifs de refus distincts : quota journalier atteint, quota mensuel atteint, fonctionnalité réservée, limite de projets. Un utilisateur qui passe du Document Generator à l'IFC Viewer retrouve exactement le même écran et le même vocabulaire. Ce n'est pas une coquetterie de développeur : un mur de licence qui change de forme d'une app à l'autre donne l'impression que les règles changent aussi.

Deuxième changement transversal, la mention IA sur les exports. Tout livrable produit avec l'assistance d'un modèle de langage porte une mention de transparence, injectée dans les six formats de sortie : PDF, XLSX, CSV, HTML, JSON et IDS. C'est l'application directe de l'article 50 du règlement (UE) 2024/1689 sur l'intelligence artificielle, qui impose d'identifier comme telles les sorties générées ou manipulées par une IA. Sur un marché public luxembourgeois où le livrable circule dans un CDE et se retrouve annexé à un compte rendu, cette mention évite une discussion pénible six mois plus tard.

Troisième changement, la traçabilité des exports. Chaque génération de document laisse une entrée dans un journal d'audit côté serveur, ce qui permet de répondre à la question « qui a produit ce bordereau et quand » sans avoir à croire quelqu'un sur parole. Et les règles Firestore encadrent désormais les collections concernées au lieu de laisser le client écrire ce qu'il veut, ce qui nous amène directement au sujet des quotas.

Jusqu'où va le gratuit dans les apps BIMsmarter ?

Un outil annoncé gratuit sans ses bornes est démenti par le premier mur de quota, et l'utilisateur ne retient alors qu'une chose : on lui a vendu du vent. Autant poser la grille tout de suite. Elle vaut pour les cinq applications et pour le chat.

PlafondCompte gratuitLicence organisation
Messages IA par jour20500
Messages IA par mois2505 000
Projets par compte55
Membres par projet66
Invités par projet55
Instantanés de métrés, IFC Viewer3100
Audits en historique, IFC Viewer5plafond relevé
Rapports partagés, IFC Viewer5plafond relevé
Bordereaux mensuels, Document Generator3plafond relevé

Trois points de fond méritent d'être développés, parce que ce sont eux qui font la différence en usage réel, pas les nombres eux-mêmes.

Pourquoi deux compteurs au lieu d'un seul ?

Le compteur journalier existait déjà en V1. Le mensuel est neuf, et c'est lui qui mord. Avec 20 messages par jour comme seule information, un utilisateur en déduit mécaniquement 620 par mois. L'application, elle, bloque à 250. L'écart entre les deux chiffres est la source de frustration la plus prévisible qui soit, et elle était intégralement de notre fait : le guide de l'application annonçait le plafond journalier sans mentionner le mensuel. Le message de refus indique désormais lequel des deux compteurs a bloqué, parce que répondre « ça repart demain » est faux quand les deux tombent le même jour.

Pourquoi écrire les compteurs côté serveur change tout ?

En V1, le compteur était écrit par le navigateur. Deux conséquences, et aucune n'est théorique. Sur le GID Assistant, le quota IA était contournable depuis la console du navigateur, ce qui revient à dire qu'il n'existait pas. Sur le chat, un compte sous licence organisation était en pratique totalement exempté côté serveur alors que l'écran, lui, affichait et appliquait un plafond : l'utilisateur voyait une limite qui n'existait pas. Les deux compteurs sont désormais écrits par un compte de service côté serveur, et le blocage porte sur le maximum entre le registre serveur et le miroir client. Un quota qu'on peut désactiver depuis F12 n'est pas un quota, c'est une décoration.

Que se passe-t-il exactement quand un plafond tombe ?

Une modale s'ouvre, elle nomme le motif du refus parmi les quatre possibles, et elle propose un formulaire de demande de licence organisation. Aucun montant n'apparaît, aucun champ de carte bancaire, aucun tunnel Stripe. C'est ce qui rend cohérent le fait d'annoncer les bornes plutôt que de les cacher : un plafond qui ouvre une discussion commerciale n'a aucune raison d'être honteux, alors qu'un plafond qui ouvre une caisse doit être négocié avant, pas découvert en cours de travail.

Quel est le gain principal de chaque application ?

IFC Viewer & Audit

L'audit cite désormais la norme dont sort chaque règle. Le socle compte 27 contrôles, et il monte jusqu'à 40 quand un profil pays est activé, sur les trois profils disponibles. Sans profil normatif, l'utilisateur voit les 27 : je le précise parce que l'annonce « on passe de 20 à 40 contrôles » serait fausse pour la majorité des usages. Le moteur IDS passe les 97 cas de test de buildingSMART sur 97. Et l'application devient intégralement gratuite, mur de licence compris. Le détail des contrôles et de leur adossement normatif est sur la page IFC Viewer et audit de maquette.

BIM Document Generator

Le changement de nature le plus fort des cinq. L'application gérait le nommage et les bordereaux de livraison, elle rédige maintenant le BEP en 14 sections, avec une attestation à 18 champs scellée par une empreinte SHA-256. Vous configurez la convention de nommage et vous rédigez le document qui l'impose au même endroit, ce qui supprime mécaniquement la divergence classique entre ce que dit le BEP et ce que fait le CDE. L'application est accessible sur bim-document-generator.bimsmarter.eu.

BIM Workflow Generator

Passage du catalogue au pilotage, avec sept onglets dédiés, jusqu'à trois canaux d'import et une simulation de Monte-Carlo à 2 000 tirages pour situer les goulots d'un MIDP. Autre point que je préfère dire moi-même : le bouton « Excel » produisait un CSV et le bouton « Word » un fichier .doc. Ils ont été renommés d'après ce qu'ils produisent réellement, au lieu d'être maquillés. L'outil est sur bim-workflow-generator.bimsmarter.eu.

GID Assistant

L'apport de la V2 tient dans une phrase : l'assistant refuse de bluffer. Un cas réel a servi de déclencheur, un appel n8n qui répondait en 26,21 secondes alors que le délai d'attente était coupé à 25,00 secondes. Résultat en V1, l'application servait une réponse de repli, plausible et fausse. Une garde n8n-rag déployée sur trois applications fait désormais échouer proprement plutôt que d'inventer. Dans le même passage, le filtre anti-injection a été revu : il tournait avec sept motifs en anglais sur une application francophone. L'assistant est sur gid-assistant.bimsmarter.eu.

chat.bimsmarter.eu

Le moins « V2 » des cinq, parce que sa dernière rupture applicative date d'avril 2026. Ce qui a bougé cet été porte sur les compteurs d'usage et la cohérence avec le reste de l'écosystème. Son intérêt réel est ailleurs, dans le comportement du sélecteur de région : choisir le Luxembourg élargit la recherche au Luxembourg, à l'Allemagne et au corpus international, au lieu de la restreindre. La base comptait 43 666 extraits issus de 899 sources au relevé du 23 août 2026.

Qu'est-ce qui n'a pas changé dans cette V2 ?

Cette section est la plus utile de l'article, et c'est aussi celle qu'aucune annonce produit n'écrit jamais. Le dire soi-même vaut mieux que se le faire dire par un utilisateur qui a cherché la nouveauté pendant vingt minutes.

Le socle 3D de l'IFC Viewer est byte-identique à celui de la V1 : même bundle React, même Three.js r160, même web-ifc.wasm. Aucun gain de rendu, aucun gain de navigation, aucun gain de sélection. Si votre maquette ramait en V1, elle ramera exactement pareil. Dans la même veine, les mesures, les annotations et l'isolation d'éléments ont été annoncées par les README des deux versions et ne sont vérifiables dans aucun des deux codes. Et l'import BCF côté IFC Viewer n'existe toujours pas, seul l'export est là. L'import BCF existe bien, mais dans le Workflow Generator, ce qui est exactement le genre de confusion que je veux éviter.

Le moteur de recherche du GID Assistant est inchangé lui aussi : même modèle, même webhook, mêmes tables, aucun reranking, et 156 fichiers CSV byte-identiques. Ce qui a été corrigé, c'est le comportement en cas d'échec et le quota, pas la qualité de la recherche. Sur le corpus documentaire, la recherche par mots-clés reste indisponible : le nœud correspondant est désactivé et l'interrogation est vectorielle seule.

Dernier point, la chaîne de livrables n'est pas complète sur les cinq applications. L'IFC Viewer embarque une version réduite du kit de développement, 829 lignes contre 1 907 ailleurs, sans la famille livrables ni le masque de nommage. Une démonstration qui montrerait la chaîne complète depuis l'IFC Viewer serait une démonstration truquée.

Ce qui reste ouvert

Le partage du BEP aux membres d'un projet a son bouton dans l'interface, il est désactivé et le back-end n'existe pas. L'export IDS du GID Assistant est marqué « pas encore déployé » dans les README des deux versions. Les plafonds sous licence organisation ne sont chiffrés que pour les messages IA et les instantanés de métrés : pour les audits, l'historique, les rapports partagés et les bordereaux, la valeur sera publiée quand elle sera mesurée, pas avant. Écrire un nombre au hasard dans un tableau de quotas est le meilleur moyen de perdre la confiance qu'on cherche à construire en publiant ce tableau.

La suite de cette série détaille chaque application, une par semaine à partir du 1er septembre : d'abord le validateur de nommage ISO 19650, puis l'audit IFC et ses contrôles adossés aux normes, le nommage et le BEP dans la même application, le pilotage du MIDP et ses goulots, et enfin la réponse normative sans document. Pour la montée en compétence sur ces outils et sur l'IA appliquée au BIM, les parcours sont sur formations.bimsmarter.eu.

Le gratuit est un modèle, pas une phase de lancement

Je lis souvent que la gratuité d'un outil professionnel est une phase, tolérée le temps de constituer une base, et refermée dès que le volume le permet. Ce n'est pas le pari fait ici. Un BIM Coordinateur qui ouvre une maquette IFC pour auditer un livrable à 18 heures un vendredi n'a pas besoin d'un essai de quatorze jours, il a besoin que l'outil marche. La licence organisation existe pour les équipes qui industrialisent l'usage, avec des plafonds relevés et un interlocuteur, et le compte gratuit reste utilisable sans échéance derrière.

Ce qui rend cette position tenable, c'est précisément de publier les bornes. Un plafond annoncé se planifie, un plafond découvert se subit. Vous savez maintenant où ils sont, ce qui a réellement bougé, et ce qui n'a pas avancé d'une ligne malgré le numéro de version. Si un point vous semble contredit par ce que vous voyez dans les applications, écrivez-moi : c'est exactement le genre d'écart que je préfère corriger dans la semaine plutôt que laisser vivre six mois.